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Richard Mille | RM 88 Tourbillon Automatique Smiley


Un rond jaune, deux yeux ovales, une large bouche retroussée… Le Smiley a depuis longtemps intégré notre inconscient collectif. Symbole de la positivité, de la joie, du partage… Il n’en fallait pas plus pour que les équipes de Richard Mille se lancent dans la création d’une montre émouvante exaltant toutes ces valeurs.

Autour du visage radieux du Smiley, une pléthore de sculptures miniatures prennent possession du mouvement de la RM 88 Tourbillon Automatique Smiley pour y jouer une scène surréaliste, une explosion de joie. Une prouesse de l’infiniment petit. Un défi technique des plus complexes. Un songe devenu réalité grâce au souci du détail et de la perfection portés à leur acmé pour donner vie à une véritable mécanique du sourire.

Un langage universel
Expression de notre désir inné de nous connecter à l’autre, le sourire, universel et plurivoque, est essentiel dans nos relations sociales. En témoigne un petit visage jaune, apparu dans les pages du quotidien France Soir en 1972 et devenu très rapidement viral.

Le sourire est une marque d’humanité. Universel, il est manifeste aux quatre coins de la Terre. Plurivoque, il peut être épanoui, discret, pincé, innocent, voire désarmant. Diffuseur d’émotions, il est une invitation aux échanges et à la confiance, exprime la joie et la sincérité. Vital, il libère des endorphines, sources de bien-être et de plaisir, et peut démontrer de réelles capacités de guérison.

C’est avec cet esprit affable, dans cette disposition à envisager un avenir meilleur que le journaliste français Franklin Loufrani publie son Smiley, le 1er janvier 1972, dans le quotidien France Soir. En le légendant d’un sobre «Prenez le temps de sourire», il le veut annonciateur de bonnes nouvelles, attractif par l’optimisme qu’il dégage.

Les émoticônes, nouvel alphabet
L’aventure est lancée. Substituant aux mots l’expression des émotions, le petit visage jaune s’impose progressivement comme un véritable langage universel et intergénérationnel. Dans les années 1990, Nicolas Loufrani, fils du créateur du Smiley et PDG de The Smiley Company, décline ce dernier en 3D, accompagné de tout un univers s’y rattachant, pour remplacer notamment les symboles composés de signes de ponctuation que l’on voit alors se développer numériquement. Les émoticônes - contraction des mots «émotion» et «icône» - sont nées, tout aussi colorées qu’anticonformistes, conjuguant imaginaire et fantaisie: plus de 3’000 sont aujourd’hui protégées par The Smiley Company.

RM 88 Tourbillon Automatique Smiley
C’est une montre qui interpelle. Une création unique qui surprend. Comme au premier acte d’une pièce de théâtre où le calibre tiendrait lieu de scène, les figurines semblent jouer des coudes pour tenir le rôle principal. De ce tableau onirique se détache la face radieuse du Smiley qui veille sur l’ensemble sans se départir de son éternel sourire.

Avez-vous déjà vécu l’un de ces moments précis où la réalité bascule dans le rêve? Lorsque le tangible semble s’échapper, s’évanouir, lorsque les lignes droites se font courbes, que couleurs et matières se mêlent. Cet instant insaisissable, presque magique, hypnotique, Richard Mille a su le capturer en créant la RM 88, portail ouvrant sur un univers onirique.

Objet de technicité et de créativité, né d’un développement de trois années, le calibre tourbillon automatique maison CRMT7 déploie ses éléments ornementaux qui sont autant d’émanations joyeuses de l’univers Smiley: une fleur épanouie, un soleil chaleureux, un ananas gourmand, un cactus régénérant, un flamant rose et un arc-en-ciel flamboyants… Un joyeux cocktail que l’on savoure goutte à goutte, comme le suggère le verre présent dans ce tableau. Résonnent alors les mots de Cécile Guenat, directrice du développement et de la création, qui évoque «les éléments d’un décor comme venus se placer spontanément dans la pièce à la suite d’une déflagration autour de la cage du tourbillon».

Un enchantement aux ondes positives
Le plus petit détail de chaque élément de cette scénographie, dominée par la figure éclatante du Smiley en or jaune 3N microbillé et peint à la main, a fait l’objet de finitions sans concessions. Le verre à cocktail est façonné à partir de quatre éléments en or 3N et 5N. L’ensemble, constitué par l’ombrelle, l’olive (1,7 mm de hauteur) et la paille striée (0,4 mm de diamètre), toutes polies ainsi que le verre microbillé à sa base pour suggérer la fraîcheur, ne pèse que 0,4 gramme! La fleur, en or rouge 5N qui le surmonte, arbore un cœur poli miroir cerné de ses pétales brossés et rhodiés.

Omniprésente, la quête extrême de perfection est manifeste jusque dans les moindres détails: les feuilles traitées PVD vert, l’écorce microbillée et polie de l’ananas, les épines du cactus microbillé en or jaune 2N, polies une à une à la main pour supprimer le revêtement PVD ou encore le soleil en or 2N microbillé et aux rayons polis.

Le flamant rose en or rouge 6N avec ses 0,2 gramme a lui aussi nécessité plusieurs opérations: son socle est microbillé, son œil réalisé avec le plus petit perloir de sertissage existant et ses plumes ont été redessinées à la pointe d’une pierre Dégussit. Peint en noir au pinceau après traitement PVD rose métallique de la pièce, le bec apporte la touche finale.

Le dos de la pièce réserve d’autres surprises: la masse oscillante en or jaune 3N représente l’astre solaire radieux, mariant parfaitement les univers de Smiley et de Richard Mille. Derrière ses rayons, une étoile apparaît. Le pont d’automatique en titane grade 5 et traité PVD or brille comme au firmament. Les éléments tridimensionnels et colorés du cadran qui se laissent deviner au dos semblent traverser la scène principale pour aller jouer en coulisses une nouvelle partition.

La sobriété était de mise pour l’écrin en charge d’exalter sur l’avant comme sur l’arrière une telle richesse scénographique et colorimétrique par la mise en lumière de la composition. Le boîtier est fabriqué en céramique ATZ blanche - réputée pour sa résistance aux rayures, aux chocs et aux frottements, ainsi que pour sa blancheur pérenne - contrastant avec l’or 5N de la carrure, tandis que la couronne arbore le précieux Smiley façonné en or jaune.

La RM 88 Tourbillon Automatique Smiley, à l’esthétique tridimensionnelle et haute en couleurs, illustre une véritable interprétation d’un rêve éveillé. Une création ludique, poétique et vivante. Un enchantement aux ondes positives sublimant un langage universel, celui du sourire.

La mécanique du sourire
Donner vie à l’esquisse d’un rêve. Matérialiser le sourire sous toutes ses formes. L’aventure technique qui a abouti à l’animation de la mécanique du sourire de la RM 88 Tourbillon Automatique Smiley est inédite à plusieurs titres. Chaque aspect de ce projet constituait un nouveau challenge, chaque problématique étant abordée comme une opportunité d’apprendre et une possibilité de découverte de solutions.

Esthétique et haute horlogerie se rejoignent
Les défis à relever étaient multiples, à commencer par le calcul des dimensions et du poids des microsculptures en or à réaliser par le graveur Olivier Kuhn. L’ensemble devant résister aux chocs alors que chaque élément pèse moins d’un gramme. Ensuite, il faut déterminer l’emplacement des sculptures en trois dimensions dans l’espace ménagé autour du sujet central, le Smiley. Dès la conception, il s’agissait de mettre en valeur chaque objet individuellement tout en anticipant simultanément l’intégration délicate de ces figurines miniatures par l’horloger.

L’idée fut alors de doter la RM 88 d’une double platine: la platine technique sur laquelle est monté le mouvement et une platine auxiliaire où, préalablement à son assemblage sur le mouvement, seraient positionnés les sujets ornementaux de la partie gauche du cadran.

Présenter les objets en volume sur une surface inclinée a nécessité différents types de fixations. Certains sont fixés à l’aide de vis - à l’image du soleil, de la fleur, du verre à cocktail et de l’arc-en-ciel en dégradé d’or. Tandis que d’autres, comme l’ananas et le cactus, sont traversés par deux tiges en Phynox fixées à la platine. Ou bien, dans le cas du flamant rose, celui-ci repose sur un plot. Quant au Smiley, il est assemblé sur un pont de décor, donnant ainsi l’impression de flotter au-dessus du mouvement.

L’autre grand challenge aura été de concevoir un mouvement disposant de suffisamment d’espaces libres pour mettre à l’honneur les multiples protagonistes de cette scène. D’où le nouveau calibre maison, le CRMT7, mouvement tourbillon squeletté à remontage automatique avec heures, minutes et indicateur de fonctions, oscillant à 4 Hz (28’000 alternances/h) et doté d’une réserve de marche de 50 heures.

Le pont supplémentaire de minuterie, sur lequel est fixé le Smiley, emprunte la forme et les couleurs d’un arc-en-ciel. Ce pont en Arcap microbillé, aux angles polis et au pourtour étiré, suggère des reflets colorés grâce à des vernis appliqués à la main contrastant avec son rhodiage anthracite. L’aiguille de la petite seconde, ornée d’un soleil à une extrémité et d’un éclair à l’autre, réalise un tour par minute, passant successivement au-dessus du nuage du tourbillon en Arcap, puis sous un plus petit en or gris microbillé et satiné. Emergeant de ce dernier, un arc-en-ciel fait d’or gris et d’or 2N, 4N et 6N alterne finitions microbillée et étirée.

Pour réaliser une telle performance, une multitude de calculs de positionnement a précédé les nombreux tests subis par le mécanisme une fois tous les éléments mis en place. Du point de vue de sa conception autant que de sa réalisation, le pont du tourbillon en titane représente également à lui seul une prouesse. Avec sa forme bombée inédite, il figure une explosion. Ses finitions, particulièrement délicates à réaliser sur une pièce en volume, outrepassent les limites habituelles: sablé, anglé et étiré, il bénéficie d’un double traitement PVD représentant un défi technique. La pièce de titane, d’abord traitée PVD noir, est ensuite partiellement creusée au laser avec une précision extrême avant de recevoir un traitement PVD or.

L’histoire se poursuit au dos de la montre
Le dos de la RM 88 Tourbillon Automatique Smiley révèle dans la platine et les ponts l’usage du titane grade 5, assurant une résistance à la corrosion et une rigidité remarquable pour un excellent fonctionnement du train d’engrenage. A l’instar du pont de tourbillon, le pont arrière figurant un éclair a subi un double traitement PVD. Les rouages à profil de développante produisent quant à eux un angle de pression de 20°. Ces trains d’engrenage, qui permettent une excellente transmission du couple, garantissent un rendement optimal entre le barillet à rotation rapide et le balancier à inertie variable du tourbillon. Le rotor en or jaune 3N, avec système de remontage OneWay et billes en céramique, est décoré et anglé main, cerclé et sablé. En son centre, le noyau de la masse est traité PVD noir.

La création du calibre CRMT7 et son intégration dans la montre ont nécessité trois ans de développement. Un ouvrage collectif conjuguant les inspirations et expertises des équipes créatives et techniques Richard Mille au savoir-faire du graveur Olivier Kuhn. Une composition sur mesure orchestrant la symphonie de la positivité et à la gloire de la finition horlogère suisse.

Boîtier en céramique blanche ATZ et or rouge
La conception et la réalisation de la montre suivent une approche globale pour le mouvement et le boîtier. De ce fait, tout a été fabriqué en suivant des spécifications extrêmement rigoureuses. Par exemple, il n’y a plus de cercle d’emboîtage et le mouvement est fixé au châssis par des silentblocs en caoutchouc (ISO SW) et des vis en titane.

La lunette et le fond sont en céramique blanche ATZ. Cette matière est constituée de tubes de poudre d’oxyde d’alumine injectés à une pression de près de 2’000 bar. Cette injection à haute pression donne 20 à 30% de rigidité en plus et atténue au maximum la porosité de la matière. L’ATZ est réputée pour sa grande résistance aux rayures (1’400 vickers) et pour sa couleur inaltérable. Il est, après le diamant, l’un des matériaux les plus durs au monde. Un usinage long et difficile à l’aide d’outils diamantés est nécessaire pour réaliser un parfait exemple de ces lunettes incurvées complexes au fini satiné. La carrure est en or rouge 18 carats 5N.

Le boîtier tripartite est étanche à 50 mètres, grâce à deux joints toriques en Nitrile. Il est assemblé au moyen de 12 vis spline en titane grade 5 et de rondelles en acier inoxydable 316L résistantes à l’usure. 

Publié le 13.11.2022